Coopération pour le Développement [en]

- Le Fonds Social de Développement (FSD) : de 2001 à 2017
- Projets Innovants de la Société Civile et des Coalitions d’Acteurs - PISCCA depuis 2017

Le Fonds Social de Développement (FSD) : 2001-2017

Le Fonds Social de Développement (FSD) a été créé par le gouvernement français en 1993 dans le but d’appuyer les communautés locales dans leurs initiatives de développement et a été mis en œuvre pour la première fois au Kenya en 2001.
Instrument à destination de la société civile, son objectif est double : participer concrètement à la lutte contre la pauvreté et encourager les communautés bénéficiaires à devenir actrices de leur propre développement en les impliquant directement dans les projets.

Depuis 2001, il a permis de mobiliser jusqu’alors près de 3,2 millions d’euros et 119 projets ont été soutenus et accompagnés dans divers domaines suivant les lignes d’action de l’ambassade : promotion de la condition féminine, éducation, amélioration des conditions de vie dans les bidonvilles, sécurité alimentaire, lutte contre les mutilations génitales féminines, amélioration des conditions de vie des personnes en situation de handicap, etc.

Si l’essentiel des projets a été mis en œuvre dans les comtés de Nakuru, Uasin Gishu, Kisumu, Mombasa et Nairobi, d’autres régions ont été représentées, telles que les comtés de Kakamega et Lamu.

Il y a eu à ce jour six enveloppes FSD au Kenya :

-  FSD I - 2000 : 600 000 Euros - 14 projets
-  FSD II - 2002 : 600 000 Euros – 16 projets
-  FSD III - 2006 : 500 000 Euros - 21 projets
-  FSD IV - 2009 : 500 000 Euros - 26 projets
-  FSD V - 2012 : 500 000 Euros - 22 projets
-  FSD VI -2014 : 500 000 Euros - 18 projets

Projets Innovants de la Société Civile et des Coalitions d’Acteurs - PISCCA depuis 2017

Le fonds PISCCA vise à contribuer aux efforts de réduction de la pauvreté en soutenant des projets de renforcement des capacités. Comme l’ancien Fonds social pour le développement mis en œuvre de 2001 à 2017, il vise à répondre aux besoins directs des communautés et à donner aux bénéficiaires la possibilité d’être directement impliqués dans le processus de développement.
La première enveloppe du PISCCA (2017-2018, 240 000 €), intitulée "Résilience des populations vulnérables dans un contexte socio-économique et environnemental fragile", accorde la priorité aux domaines thématiques suivants : atténuation/adaptation du changement climatique, sécurité alimentaire, gestion des déchets, intégration socio-économique des mères célibataires, soutien aux personnes handicapées et à leurs familles, droits de l’enfant et intégration des réfugiés.

Elle soutient actuellement 5 projets mis en œuvre par des organisations locales :

JPEGSAFARI DOCTORS
www.safaridoctors.org

A Lamu, les jeunes hommes sont pris dans une lutte entre drogues, pauvreté, promiscuité et radicalisation. En l’absence d’un rite de passage pour sa jeunesse, la communauté Lamu compte un nombre croissant de jeunes hommes qui passent à l’âge adulte avec un minimum de prévoyance. L’absence de stratégie laisse actuellement les jeunes hommes, pierres angulaires de la communauté de Lamu, vulnérables aux choix dangereux en matière de santé sexuelle, à la toxicomanie, au décrochage scolaire et à la radicalisation.

L’intervention de Safari Doctors vise à tracer statistiquement les profils des jeunes de Lamu Est afin d’extrapoler les pratiques de santé et d’offrir un système de soutien par le biais du mentorat entre pairs.
Le projet d’un an, qui a débuté en septembre 2017, vise les jeunes hommes âgés de 25 ans et moins et est situé sur l’île Pate.

JPEG NIGEE - INITIATIVE NYANZA POUR L’ÉDUCATION ET L’AUTONOMISATION DES FILLES
www.nigee.org

L’ancienne province de Nyanza est l’une des zones les plus touchées du Kenya où les filles n’ont pas accès à des services de qualité en matière d’éducation, de services sociaux et de santé reproductive en raison des inégalités entre les sexes et de l’injustice sociale. L’une des tendances les plus alarmantes est l’augmentation du nombre de filles exposées aux mariages d’enfants, aux grossesses d’adolescentes et aux mutilations génitales féminines (MGF). Les comtés de Kuria Est et Ouest, en particulier, restent des régions qui pratiquent encore avec ferveur cette dernière.

Ce projet, lancé en septembre 2017, est une campagne novatrice de sensibilisation menée par des filles pendant 12 mois, afin d’influencer les changements dans les normes sociales et les attitudes culturelles à l’égard des filles de Kuria en ciblant les écoliers âgés de 9 à 21 ans, les survivants des mutilations génitales féminines et les personnes âgées de la communauté, afin d’ouvrir le dialogue sur les impacts négatifs de ces pratiques et l’importance de l’éducation des filles pour la communauté dans son ensemble.

JPEG PDO - PSYCHIATRIC DISABILITY ORGANIZATION
www.pdokenya.org

La plupart des détenus se heurtent à des obstacles pour réintégrer la population carcérale et trouver un emploi rémunérateur. Cependant, les femmes sont plus gravement touchées. Les détenues ont peu d’expérience en milieu de travail, ont un faible niveau de scolarité et sont plus susceptibles d’être responsables des enfants à charge que les femmes dans la population générale.

PDO dirige un projet de soutien psychosocial à la prison pour femmes de Nakuru depuis janvier 2017. Après avoir travaillé avec les détenus dans le cadre de leur réadaptation psychologique, ceux qui sont libérés ont eu de la difficulté à réintégrer la société, ce qui compromet grandement les progrès réalisés au cours de leur réadaptation en prison.

JPEG FARMING SYSTEMS KENYA
www.farmingsystemskenya.org

Le village de Lomolo, dans le comté de Nakuru, compte une population de 900 foyers, soit environ 4 500 personnes, déplacés internes originaires de la forêt de Mau. La région fait partie des zones classées arides et semi-arides, et la communauté, qui vivait autrefois de la cueillette et de la chasse, peine à subsister de l’agriculture et de l’élevage, activités qu’elle a dû adopter depuis son installation à Lomolo.

La première phase du projet, financée par le FSD, a déjà permis aux foyers d’améliorer leurs conditions de vie grâce notamment à la récupération d’eau de pluie, à l’élevage de chèvres et à l’introduction de cultures résistantes. Cette seconde phase vise à renforcer les capacités des foyers en les formant à l’utilisation de techniques agricoles résilientes et de conservation, permettant de garantir la sécurité alimentaire de la communauté de manière durable.

JPEG KCEO – KIBERA COMMUNITY EMPOWERMENT ORGANISATION
https://sites.google.com/a/kceo.org/kceo/about-us

Kibera est connu comme le plus grand bidonville du Kenya et fait face à un grand nombre de problématiques dont celles de l’insécurité alimentaire. L’objectif principal de l’organisation est de créer une plateforme de développement social durable pour les enfants, les jeunes et les jeunes mères de Kibera afin de promouvoir la croissance et l’autonomie économique et sociale de la communauté. A travers ce projet de 10 mois lancé en octobre 2017, KCEO vise à renforcer les capacités des bénéficiaires tout en proposant une solution au problème de nutrition à Kibera.

Dernière modification : 25/01/2018

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