Le Rôle de la France pour la santé Mondiale au travers des fonds multilatéraux, son investissement au Kenya

Dans son combat pour améliorer, au niveau mondial, l’état de santé des populations et réduire le taux de mortalité lié aux maladies ; la France s’est engagé financièrement pour :

1°Le Fonds Mondial Vaccination (GAVI : Global Alliance Vaccination and Immunisation) à hauteur de 100 millions d’euros par an (6% du budget total) qui permet au pays d’introduire les nouveaux vaccins dans leur programmes nationaux, comme par exemple au Kenya : le vaccin inactivé renforcé contre la poliomyélite, le vaccin combiné rougeole rubéole, le vaccin pentavalent (diphtérie tétanos, coqueluche, poliomyélite, Haemophilus), le vaccin contre le pneumocoque, le vaccin contre le rota virus et le vaccin contre le papillomavirus) et de renforcer les systèmes de santé pour un montant total de 424 millions d’USD.
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2°Le Fonds Mondial de lutte contre le Sida le Paludisme la tuberculose et les maladies transmissibles à hauteur de 360 millions d’euros par an (environ 13 % du budget total).

Ce vendredi 15 décembre 2017, le Kenya a reçu un accord de financement de 355 millions d’USD pour la mise en œuvre de ces programmes de 2018 à 2020, (246 millions pour le VIH, 45 contre la tuberculose et 63 contre le paludisme) la part de la France dans ces financements
Est d’environ 42 millions d’USD soit 14 millions d’USD par an.

- Pour le paludisme les actions menées seront essentiellement préventives par la distribution de moustiquaires imprégnées de longue durée, la démoustication intra domiciliaire, le traitement préventif chez les femmes enceintes, l’amélioration de la détection des cas par l’utilisation des tests de détection rapide et la prise en charge par des médicaments combinés ACT (combinaisons à base d’artémisinine).

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- Pour la tuberculose les efforts seront portés sur le dépistage des nouveaux cas et leur traitement, notamment dans le cadre des coïnfections tuberculose VIH et la prise en compte des formes de tuberculose multi résistantes.

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- En ce qui concerne le VIH, le Kenya est lourdement impacté avec une prévalence de 5.9 % en population générale avec des comtés comme celui de Kisumu, de Homa Bay et de Siaya à plus de 20%. Plus de 1.7 millions de personnes vivent au Kenya avec le VIH (1 million de femmes, 600 000 hommes et 120 000 enfants) 1 millions sont sous traitement antirétroviral dont 800 000 ont une charge virale indétectable.
Les femmes (plus de 60% des cas) seront prioritairement la cible des actions futures pour l’information, le dépistage et la prise en charge et notamment les adolescentes. Les autre populations clefs seront les prostituées (environs 133 000 femmes 23% de séropositives),
Les homosexuels (MSM men sex with men, environs 13 000 dont 18% de séropositifs) et les usagers de drogues par voie injectable (18 000 dont 18% de séropositifs).
Un effort sera porté sur la prévention de la transmission mère enfant responsable de 13 000 nouveau cas par an.

L’objectif de l’ONUSIDA (90, 90, 90 : 90% des personnes séropositives dépistées, 90% des personnes dépistées mises sous antirétroviraux, 90% des personnes sous ARV ont une charge virale indétectable) pour 2020 est loin d’être atteint au Kenya.
La France par son engagement très significatif est bien présente au Kenya pour réduire l’impact de ces maladies, elle siège au niveau des Instance de Coordination Nationales qui assurent le suivi de ces fonds multilatéraux.

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3° UNITAID (taxes sur les billets d’avion) à hauteur 100 millions d’euros par an (soit 50% du budget global) permet de financer des projets innovants pour la mise au point de nouveau outils diagnostics et de nouveaux traitements pour la lutte contre le paludisme, la tuberculose l’hépatite C et le VIH avec des couts bien inférieurs. Le Kenya a déjà bénéficié de 107 millions d’USD. Actuellement au Kenya est mis en place un programme de mise à disposition de nouveaux antirétroviraux le dolutegravir ( DTB)

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Dernière modification : 20/12/2017

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